Petit historique du Tivoli, en hommage à mes parents courageux et décédés bien trop tôt.

En 1959 à Huningue, aux abords du Rhin, mes parents André et Elisabeth Schneider ont acheté l’Hôtel Restaurant Tivoli à la famille Spindler Ernest et Anna. Cet établissement déjà réputé à l’époque était à la mode dans la région, on y dansait tous les samedis soirs et la cuisine était un régal.
Avec l’arrivée de mes parents, Le Tivoli déjà renommé, fut devenu une référence en matière culinaire. Mes parents faisaient une cuisine bourgeoise et gastronomique. Les gens se déplaçaient de loin pour venir déguster le Chateaubriand, les Hors d’Oeuvre riche, la friture de carpe. La cuisine était donc tout à fait au coeur de notre maison. Quant à l’Hôtel, il était familial, calme et convivial du fait, entre autre, que nous habitions au dernier étage. D’ailleurs, c’est au Tivoli même que je suis né.
Dans les années 70, mes parents décidèrent d’étoffer l’Hôtel en construisant un nouveau batiment accolé à l’initial.
Malheureusement, le 18 décembre 1985 ma maman est allée rejoindre tous ceux qui nous ont quittés trop vite.J’avais 24 ans. Outre la cuisine qui est un fabuleux métier qui demande une remise en question quotidienne, ce décès subit a fait émerger en moi un ensemble d’émotions et un sentiment profond d’injustice. J’ai ainsi réorganisé ma vie, ai démissionné de chez Lasserre à Paris pour revenir en Alsace au côté de mon père.
Un beau parcours chez les Grands, tels le 3 Rois à Bâle, l’Hotel du Rhone à Genève, l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern et Lasserre à Paris m’ont permis d’obtenir une riche expérience. Mes parents, quant à eux, m’ont appris l’amour et l’exactitude dans l’ambiance de la restauration.

En 1994, un deuxième malheur survint dans ma vie. Le décès brutal et innatendu de mon père.

Aujourd’hui, je mène mon Hôtel Tivoli*** – Restaurant Philippe Schneider dans la convivialité avec une équipe d’une quinzaine de personnes, souriante et travailleuse. Notre site vous fait découvrir le Tivoli en 2013…

Philippe Schneider